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HIP HIP HIP HUET
Cristobal, Cristobal, Cristobal… Qui aurait cru que je scanderais ce nom aujourd’hui ? Lancez-moi la première pierre si vous n’avez pas réagi comme moi lorsque l’échange « Mathieu Garon contre Cristobal Huet et Radek Bonk » est survenu. Un français, ça sait jouer au hockey? Je croyais que le Canadien de Montréal avait fait une gaffe monumentale en échangeant encore une fois un jeune talent pour presque rien… RADEK BONK. Un jeune que l’on a développé qui va briller ailleurs, comme on l’a trop souvent vu, par exemple, le cas de Thomas Vokoun, pour ne nommer que lui. On avait de grands espoirs en José Théodore, ayant connu, il faut se le dire, une ou peut-être deux bonnes saisons. Mais on connaît tous la suite; les médias, sa famille, ses cheveux et de plus ses performances ne cessaient de dégringoler. Il fut donc échangé à l’Avalanche du Colorado le 8 mars dernier.
Son histoire
Né à Saint-Martin d’Heres en France, le 13 septembre 1975, il fut sélectionné par les Kings de Los Angeles, le 24 juin 2001, 214e au total. Oui, vous avez bien lu, 214e. Ce qui veut dire en 7e ronde, donc dans les dernières du repêchage, quand il ne reste à peu près plus personne à part les concierges qui font le ménage. Je ne crois même pas d’ailleurs qu’il était présent. Le 26 juin 2004, vint l’échange de Radek Bonk et Cristobal Huet contre Mathieu Garon, contre un choix de 3e ronde en 2004. Or, dans cet échange, le joueur visé par Bob Gainey n’était pas The Wall mais bien Radek Bonk. Quelle ironie quand on sait qu’il a marqué près de cinq buts cette année et la plupart, au cours des deux dernières semaines.
Notre nouveau héro
On se cachera pas qu’à Montréal on a besoin d’un héro; quelqu’un à qui on peut s’identifier et habituellement, c’est un petit québécois de chez nous. On a qu’à se rappeler Maurice Richard "Le Rocket", Bernard Geoffrion, Jean Béliveau, Guy Lafleur, Patrick Roy et la liste continue. Quelle joie a-t-on ressentie quand Alexei Kovalev fut amené à Montréal. On pensait tous à la coupe Stanley, mais on connaît la suite... et oui, encore les cheveux ! Mais, quand Cristobal Huet s’amena dans les buts la première fois, on ne pensait pas qu’il y aurait une suite aussi magique. Il a prit du temps avant de disputer son premier match, à cause d’une blessure au dos qui l’a mis à l’écart jusqu’au mois de décembre. Je ne pensais même pas qu’il jouerait avec le Canadien cette année. Mais maintenant, tous ces doutes sont du passé, on a une nouvelle idole. José est parti, avec tous ses problèmes ou presque… mais bon. Partout dans le Centre Bell on voit des affiches « Hip hip HUET », « CristoWALL Huet », tout ceci par des partisans qui, avant le mois de décembre, avaient oublié qu’il existait ou même s’il allait garder les buts pour le CH ! Au fait, si on prend le sigle du Canadien « CH », on obtient les initiales de Cristobal Huet, coïncidence ?…Hummm !!!! Non mais, blague à part, j’étais le premier a dénigrer ce gardien français et je dois avouer que je n’ai que des éloges à faire à son endroit, jusqu’à la prochaine vedette !
Quelques Statistiques
Pour vous montrer quelques exemples de sa domination, voici des statistiques intéressantes. Pendant l’écriture de ces lignes, il est présentement premier pour le pourcentage d’arrêts avec une moyenne de 93.3 %. Il est également premier pour la moyenne de buts alloués avec une moyenne de 2.06. Il est deuxième pour les blanchissages avec 7 et il fut nommé joueur défensif de la semaine pour la dernière semaine dans la LNH. Ce n’est pas sans compter les nombreuses étoiles qu’il reçoit grâce à ses prestations devant le filet qui nous ébahissent tous. Comptons-nous chanceux d’avoir pu tirer profit d’un échange qui aurait pu tourner très mal même si Radek semble retrouver ses mains et son talent de marqueur qui lui avait permis d’être un premier choix au repêchage par les Sénateurs d’Ottawa en 1994. Mais j’attend avec impatience la période creuse de Cristobal (S.V.P., l’année prochaine) pour voir ceux qui vont dire « Je le savais qu’il était bon à rien », les mêmes qui présentement brandissent leurs affiches au Centre Bell. Les mêmes qui idolâtraient le Roi Patrick, après ses deux coupes Stanley, et qui l’ont hué ce fameux soir contre les Red Wings.
Écrit par Banou !
