Des chansons comme Two ou Epilogue, pourtant basées sur un certain rythme accrochant l’auditeur, se sont retrouvées transformées en orgie de sons noise évacués par la guitare omniprésente de Peter Silberman ou par le clavier de Darby Cicci. Lorsque la poussière sonore s’effaçait un peu, le moindre rythme se retrouvait évaporé au travers de nouveaux arrangements lents de tempo et de tonalités atmosphériques. Des petits « hou hou » ont aussi été ajoutés de façon éparse un peu partout. En résultait une impression de déjà vu et de répétition sur chacune des chansons, pourtant singulièrement bien départagées sur l’album.
Tout de même, les performances individuelles des musiciens furent de qualité. Si la concentration de Darby lui dégoulinait par les yeux, le plaisir du batteur Michael Lerner traversait son visage grâce aux sourires et regards lancés un peu partout. Peter demeure un musicien de scène talentueux, offrant de l’énergie aux bons moments pour relever quelque peu le niveau général du spectacle. Le son était de bonne qualité et la salle de spectacle était parfaite pour accueillir un groupe de cet envergure. La première partie était assurée par Golden Isle, dont la prestation se situe dans les normes.
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